Par SNTRS Lyon le vendredi 3 octobre 2008, 14:14 - Actualités
Le SNTRS était présent lors d'une rencontre entre le directeur général du CNRS, Arnnold Migus, et les représentations syndicales du CNRS. Le compte-rendu est paru dans le dernier SNTRS-Infos, mais on pourra quand même souligner les conclusions suivantes :
Les points essentiels qui ressortent :
1. L'organisation du CNRS en Instituts a été prise en main directement par le Ministère contrairement à l'engagement du gouvernement début juillet. La définition des liens avec les autres EPST et Universités échappe aussi à la direction du CNRS.
2. Le CNRS prévoit de désassocier plus de 50% des UMR d'ici 2013. Ces Unités seraient le plus souvent placées sous la responsabilité des Universités qui auront fait la preuve de leur capacité à les gérer (= universités autonomes). A terme, il ne restera au CNRS qu'un petit noyau de laboratoires stratégiques. Ce ne sera pas le critère de la qualité qui sera prépondérant pour retenir un laboratoire. Le CNRS sera alors essentiellement une agence de moyens. Les dés-associations vont commencer dès maintenant bien qu'elles ne seront peut-être pas nombreuses en 2008.
3. Les personnels CNRS pourront éventuellement rester (jusqu'à 8 ans) dans les laboratoires désassociés. Mais le CNRS peut aussi supprimer son soutien, dans ce cas les personnels devront être mobiles et le CNRS pourrait appliquer les nouvelles mesures pour la mobilité des fonctionnaires après leur vote par le parlement cet automne. Nous devons suivre de près la situation des personnels des labos qui seront désassociés. Mais il nous faut en premier lieu combattre tous les projets de désassociations qui n'auraient pas une justification purement scientifique.
4. La création des chaires « juniors » réservées à de jeunes enseignant-chercheurs peut conduire à une diminution sérieuse des Chargés de Recherches puisque le CNRS envisage de recruter dès 2009 des jeunes enseignent-chercheurs (15 à 25% des postes de CR ouverts au concours). C'est une méthode pour réduire sérieusement le nombre de CR.
5. Le CNRS prétend garder ses postes dans les délégations régionales et au siège mais il y a déjà une expérience de mutualisation de la gestion avec l'Université de Nice avec sous traitance au privé. Ce sont les gestionnaires qui sont visés. Par contre, le CNRS dit qu'il va renforcer la dimension RH des délégations pour suivre les personnels dont la mobilité doit être plus grande. Ainsi la politique qui nous a été annoncée menace de transformer profondément le CNRS en quelques années en réduisant le nombre des chercheurs titulaires à plein temps, en diminuant drastiquement le nombre de laboratoires labellisés CNRS et en soumettant les personnels des UMR dés-associées à une forte pression pour la mobilité. Il faut réagir fort et vite.