SNTRS-CGT Rhône Auvergne

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Grève et manifestations le 23 septembre

Si la loi vient d’être adoptée par un passage en force de la majorité à l’Assemblée nationale, le débat parlementaire est loin d’être terminé. à compter du 5 octobre, le débat aura lieu au Sénat. La loi est loin d’être promulguée. La détermination de l’ensemble des organisations syndicales n’est pas liée au calendrier parlementaire et gouvernemental.

Tous les syndicats appellent à la grève et aux manifestations le jeudi 23 septembre

  • Lyon - Départ 10h30 – de la place Ambroise Courtois – (Metro D Monplaisir-Lumière) à la place Bellecour.
  • Clermont-Ferrand - Départ 10h -Place du 1er mai, arrivée Place de Jaude
  • Saint-Etienne – Départ 10h15 – Chateaucreux

Retraites : ensemble contre un recul de société

La journée d’action unitaire de grèves et de manifestation du mardi 7 septembre contre le projet de réforme des retraites a été marquée par un niveau inégalé de mobilisation (2,7 millions de manifestants dans toute la France). La grande majorité de salariés, de jeunes et de retraités désapprouve les projets gouvernementaux. Les annonces du Président de la République refusant de revenir sur le fond de la réforme n’en modifient pas le caractère injuste et inacceptable.

Passer de 60 ans à 62 ans pour l’âge légal de départ à la retraite et de 65 à 67 ans pour l’arrêt de la décote va diminuer le niveau des pensions et augmenter le nombre de pré-retraités et retraités vivant sous le seuil de pauvreté. Cela va faire exploser le nombre de seniors au chômage et aggraver les déficits des comptes sociaux (ASSEDIC, RSA, …).

Le projet gouvernemental n’apporte aucune réponse sur les carrières qui commencent tard, nombreuses dans l’enseignement supérieur et la recherche, ni sur les années travaillées à l’étranger, spécifiques de nos métiers. Il augmente les inégalités à l'encontre des femmes et des emplois précaires. Il va obliger les collègues à rester plus longtemps en poste – y compris au-delà de 67 ans - alors que de nombreux jeunes vivent dans la précarité ou le chômage

Le gouvernement bafoue la démocratie et refuse de tenir compte de la protestation qui s’exprime dans le pays comme au Parlement.

Une tout autre réforme des retraites devrait viser l'amélioration des retraites pour tous, préserver les droits à la retraite à 60 ans et la pérennité du système de retraite par répartition.

Les organisations soussignées appellent à élargir la mobilisation et à exprimer les exigences des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche et des étudiants…

Signataires : FSU (SNESUP- SNCS- SNEP- SNASUB - SNETAP) – CGT (SNTRS - FERC’Sup) – UNSA (SNPTES, Sup’Recherche ) – Solidaires (Sud Etudiant, Sud Recherche EPST) - CFTC Recherche - SGEN-CFDT Recherche EPST - UNEF - SLR- SLU

« Le SNTRS-CGT se prononce à la fois pour le retrait du projet de réforme Woerth Sarkozy Parisot et pour la défense des revendications en matière de retraite : le maintien de l’âge légal de 60 ans avec la suppression de la décote, le retour aux 37,5 annuités avec un taux plein de 75%, la prise en compte de la pénibilité, la reconnaissance des carrières longues, le maintien et l’amélioration des droits des femmes, l’indexation des retraites sur les salaires, la prise en compte systématique des années de thèse et de libéralités et des périodes à l’étranger, ainsi que celle du temps de recherche d’emploi et d’études ».

Pour garantir durablement le financement des retraites, la CGT propose une réforme de celui-ci.

Les principaux éléments de cette réforme seraient les suivants :

  1. Mettre fin aux exonérations de cotisations patronales, ce qui représenterait 32 milliards d’euros ;
  2. Faire cotiser sur l’intéressement, la participation et l’épargne salariale qui font perdre plusieurs milliards d’euros tous les ans aux retraites (évalués, par la cour des comptes, à 10 milliards d’euros de manque à gagner en 2009) ;
  3. Instituer une contribution sur les revenus financiers des entreprises, intérêts et dividendes. L’ensemble de ces mesures permettrait, en contribuant au plein emploi et en apportant des ressources nouvelles, de dégager les 5 à 6 points de PIB nécessaires d’ici 2050 pour garantir de bonnes retraites.
  4. Instituer une modulation des cotisations employeurs à partir de deux facteurs :
  • La part des salaires dans les richesses produites : le taux de cotisation serait plus faible pour les entreprises dans lesquelles la part des salaires est élevée - par exemple dans le bâtiment et travaux publics - à l’inverse, elle serait plus importante quand elle est faible comme dans la pétrochimie ou l’immobilier.
  • La politique d’emploi des entreprises : le taux de cotisation serait plus faible pour les entreprises qui créent des emplois et plus fort pour celles qui ne cessent d’en détruire.

Les chiffres de la rentrée…

22,6 milliards d’€, c’est le coût du projet de réforme des retraites pour les salariés,

4,4 milliards d’€, c’est le montant de la participation demandée par le gouvernement aux entreprises et hauts revenus…

20 milliards d’€, c’est ce que rapporterait la mise à contribution des revenus financiers des entreprises s’ils étaient soumis à la cotisation retraite patronale.

C’est aussi, en dollars, le montant estimé de la fortune personnelle de Liliane Bettencourt…

10 milliards d’€, c’est, selon la Cour des Comptes, ce que peut rapporter pour les retraites la mise à contribution des revenus non soumis à cotisation (intéressement, stock options, participation etc.) …