Par notre réseau syndical, nous venons d’avoir connaissance du
projet de statuts de la Communauté d’Universités et
d’Etablissements (COMUE) de Lyon-Saint-Etienne. Nous constatons que
le CNRS est le seul EPST à être « membre fondateur » de
la COMUE (l’INSERM ayant choisi « membre associé »).
Le seul représentant du CNRS au Conseil d’Administration et au
bureau de cette COMUE serait le Président du CNRS ou son
représentant.
À lire :
A notre connaissance aucun représentant des personnels CNRS de la
circonscription n’a été informé de
ce choix qui, de ce fait, n’engage que la seule Direction du CNRS.
Cette décision sera soumise pour avis au Comité Technique central
du CNRS du 13 juin. Les organisations syndicales boycotteront cette
séance, mais le CT sera convoqué à nouveau le 24 juin, avant le
Conseil d’Administration du CNRS du 26 juin 2014.
Si nous ne pouvons encore en mesurer toutes les conséquences sur les
orientations scientifiques des UMR, nous estimons que les impacts sur
les conditions de travail des personnels seront suffisamment
importants pour devoir faire aussi l’objet d’une saisine des
CHSCT.
La section SNTRS-CGT Lyon CNRS est favorable au développement de
coopérations à dimension humaine, mais soucieuse de préserver
l’existence et les prérogatives nationales du CNRS :
-
considère que le CNRS n’a pas à participer comme membre
fondateur à une COMUE,
-
dénonce la marche forcée vers les COMUEs et exige un moratoire
d’un an sur la mise en place des regroupements universitaires, à
commencer par celui de la COMUE Lyon-Saint-Etienne.
Villeurbanne, le 10 juin 2014