Par SNTRS Lyon le lundi 20 septembre 2010, 10:20 - Actions
Si
la loi vient d’être adoptée par un passage en force de la
majorité à l’Assemblée nationale, le débat parlementaire est
loin d’être terminé. à compter du 5 octobre, le débat aura lieu
au Sénat. La loi est loin d’être promulguée. La
détermination de l’ensemble des organisations syndicales n’est
pas liée au calendrier parlementaire et gouvernemental.
Tous
les syndicats appellent à la grève et aux manifestations le
jeudi 23 septembre
- Lyon - Départ 10h30 –
de la place Ambroise Courtois – (Metro D Monplaisir-Lumière) à
la place Bellecour.
- Clermont-Ferrand -
Départ 10h -Place du 1er mai, arrivée Place de Jaude
- Saint-Etienne –
Départ 10h15 – Chateaucreux
Retraites : ensemble
contre un recul de société
La
journée d’action unitaire de grèves et de manifestation du mardi
7 septembre contre le projet de réforme des retraites a été
marquée par un niveau inégalé de mobilisation (2,7 millions de
manifestants dans toute la France). La grande majorité de salariés,
de jeunes et de retraités désapprouve les projets gouvernementaux.
Les annonces du Président de la République refusant de revenir sur
le fond de la réforme n’en modifient pas le caractère injuste et
inacceptable.
Passer
de 60 ans à 62 ans pour l’âge légal de départ à la retraite et
de 65 à 67 ans pour l’arrêt de la décote va diminuer le niveau
des pensions et augmenter le nombre de pré-retraités et retraités
vivant sous le seuil de pauvreté. Cela va faire exploser le nombre
de seniors au chômage et aggraver les déficits des comptes sociaux
(ASSEDIC, RSA, …).
Le
projet gouvernemental n’apporte aucune réponse sur les carrières
qui commencent tard, nombreuses dans l’enseignement supérieur et
la recherche, ni sur les années travaillées à l’étranger,
spécifiques de nos métiers. Il augmente les inégalités à
l'encontre des femmes et des emplois précaires. Il va obliger les
collègues à rester plus longtemps en poste – y compris au-delà
de 67 ans - alors que de nombreux jeunes vivent dans la précarité
ou le chômage
Le
gouvernement bafoue la démocratie et refuse de tenir compte de la
protestation qui s’exprime dans le pays comme au Parlement.
Une
tout autre réforme des retraites devrait viser l'amélioration des
retraites pour tous, préserver les droits à la retraite à 60 ans
et la pérennité du système de retraite par répartition.
Les
organisations soussignées appellent à élargir la mobilisation et à
exprimer les exigences des personnels de l’enseignement supérieur
et de la recherche et des étudiants…
Signataires : FSU (SNESUP- SNCS- SNEP- SNASUB - SNETAP) – CGT
(SNTRS - FERC’Sup) – UNSA (SNPTES, Sup’Recherche ) –
Solidaires (Sud Etudiant, Sud Recherche EPST) - CFTC Recherche -
SGEN-CFDT Recherche EPST - UNEF - SLR- SLU
« Le
SNTRS-CGT se prononce à la fois pour le retrait du projet de réforme
Woerth Sarkozy Parisot et pour la défense des revendications en
matière de retraite :
le maintien de l’âge légal de 60 ans avec la suppression de la
décote, le retour aux 37,5 annuités avec un taux plein de 75%, la
prise en compte de la pénibilité, la reconnaissance des carrières
longues, le maintien et l’amélioration des droits des femmes,
l’indexation des retraites sur les salaires, la prise en compte
systématique des années de thèse et de libéralités et des
périodes à l’étranger, ainsi que celle du temps de recherche
d’emploi et d’études ».
Pour
garantir durablement le financement des retraites, la CGT propose une
réforme de celui-ci.
Les
principaux éléments de cette réforme seraient les suivants :
- Mettre fin aux exonérations de cotisations
patronales, ce qui représenterait 32 milliards d’euros ;
- Faire cotiser sur l’intéressement, la
participation et l’épargne salariale qui font perdre plusieurs
milliards d’euros tous les ans aux retraites (évalués, par la
cour des comptes, à 10 milliards d’euros de manque à gagner en
2009) ;
- Instituer une contribution sur les revenus
financiers des entreprises, intérêts et dividendes. L’ensemble de
ces mesures permettrait, en contribuant au plein emploi et en
apportant des ressources nouvelles, de dégager les 5 à 6 points de
PIB nécessaires d’ici 2050 pour garantir de bonnes retraites.
- Instituer une modulation des cotisations
employeurs à partir de deux facteurs :
- La part des salaires dans les richesses produites : le taux de
cotisation serait plus faible pour les entreprises dans lesquelles la
part des salaires est élevée - par exemple dans le bâtiment et
travaux publics - à l’inverse, elle serait plus importante quand
elle est faible comme dans la pétrochimie ou l’immobilier.
- La politique d’emploi des entreprises : le taux de cotisation
serait plus faible pour les entreprises qui créent des emplois et
plus fort pour celles qui ne cessent d’en détruire.
Les
chiffres de la rentrée…
22,6
milliards d’€, c’est le coût du projet de réforme des
retraites pour les salariés,
4,4
milliards d’€, c’est le montant de la participation
demandée par le gouvernement aux entreprises et hauts revenus…
20
milliards d’€, c’est ce que rapporterait la mise à
contribution des revenus financiers des entreprises s’ils étaient
soumis à la cotisation retraite patronale.
C’est
aussi, en dollars, le montant estimé de la fortune personnelle de
Liliane Bettencourt…
10
milliards d’€, c’est, selon la Cour des Comptes, ce que
peut rapporter pour les retraites la mise à contribution des revenus
non soumis à cotisation (intéressement, stock options,
participation etc.) …